nous parcourons les routes, les fêtes médiévales, les fôrets des alentours, à la recherche d'histoire, d'aventure et de rêves.....le temps d'une journée, un week-end....juste le temps de voyager vers un autre temps .....le temps du moyen-âge,
Prologue :
France, province normande, en l’an mille cent soixante huit de notre ère. Première nuit de novembre, celle d'où s’ouvrent des passages entre notre terre et ceux des dieux des temps anciens et autres créatures féeriques.
Nous avions quitté les terres d’Ostrevant, entre la Flandre et le Hainaut, et faisions routes vers les côtes normandes, le nuit était froide et humide, l’air avait un goût salé sur mes lèvres.
Cette nuit va changer le destin de Grégoire :
Le corps de l’enfant tremblait. Il était assis dans les fougères, les cuisses ramenées contre la poitrine, le visage rougi par les larmes. Le cadavre de ses parents et celui de son petit frère, étendu sur le sentier. Ils avaient fondu sur la charrette sortant des rochers, sur le chemin longeant les falaises, venant de nulle part.
Les routes étaient peu sûres en ces temps. Depuis quelques mois, une compagnie de bandits de grand chemin les écumaient, pillant et massacrant les voyageurs, violant demoiselles sans distinction. Le comte avait dépêché des soldats pour décimer les truands, mais sans succès.
Lorsqu’une main se posa sur son épaule :
« - ramasse l’épée de ton père
- je ne suis pas un guerrier,
- maintenant si, ramasse cette épée, oublie le passé, ensuite tu marcheras jusqu’au prochain village, tu raconteras ton histoire et tu apprendras à te battre, et un jour peut-être viendrai-je te chercher, si tu es digne de combattre à mes côtés.
Le jeune chevalier remonta sur son cheval «je suis désolé pour ta famille, j’ai un frère !
tu lui ressembles …»
La colonne se remit en marche, les drapeaux rouges ornées de trois léopards dorés flottant au gré du vent ………….. […].
Après avoir enterré sa famille et ramassé quelques affaires, le regard vide, Grégoire erre dans ces terres obscures où seule la pleine lune éclairait le chemin de terre le long de la falaise, le bruit des vagues venant se briser contre les rochers, le vent fouette son visage la fatigue commençait à se faire ressentir, plongé dans une sorte de transe, il semble encore chercher les siens disparus……sans vous qui donnera un sens à ma vie ? …..[….]
C’est la peur au ventre, les yeux mouillés et les jambes tremblantes, avec le cœur vide et plein de haine à la fois, les vêtements sales du sang des siens, l’odeur de la mort qui le suis ….
Lorsqu’au loin, l’ombre d’un village apparaît enfin.
La tête tourne, des Fourmis dans tous le corps., il se laisse tomber, tétaniser et le souffle coupé en heurtant le sol, un goût de sang dans la bouche ………… le noir […]
A Suivre ………………[…]